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>>Dépression
"J'ignore vers quelle catastrophe je me précipite. Je ne comprends pas ce qui se passe. Je dois
m'arrêter momentanément. La seule que je veux c'est d'avoir au moins une nuit de sommeil." Tel
était le message de détresse, aussitôt retiré par Cindy Berger, porte-parole de Mariah.
Les premiers signes de déprime étaient apparus le 11 juillet, au terme d'une épuisante campagne
de promotion pour "Glitter", lorsque la chanteuse, qui bouclait son séjour par Londres, s'était
laissée aller à des propos incohérents devant un parterre d'admirateurs incrédules. Son retour
aux Etats-Unis n'avait en rien contribué à dissiper le malaise. Que du contraire ! Dans un centre
commercial à New York, elle avait carrément fait l'impasse sur la promotion de "Loverboy" pour
fustiger publiquement la goujaterie d'Howard Stern (Thierry Ardisson américain), qui l'avait prise
comme tête de turc de son talk-show. Avec une telle violence que Cindy Berger lui avait arraché
le micro des mains et sommé les télévisions présentes de débrancher leurs caméras.
Ne voilà-t'il pas que, deux jours après elle remet ça à la faveur de l'émission de MTV "
Total Request Live", en se lançant sans préambule dans un strip-tease devant l'animateur Carson
Daly, médusé. Balançant son T-shirt par-dessus les moulins et révélant un top aux formes pleines
et un boxer moulant à en faire sauter les coutures, elle ne fut arrêté dans son élan que par le
lancement en catastrophe d'une publicité commerciale. "On était complètement abasourdis",
témoigne une scripte. "Etait-elle devenue cinglée ou était-ce pour le fun ?"
De plus, Mariah pense que son ex-mari, Tommy Mottola, cherche à lui mettre des batons dans les
roues. Suite à leur divorce "Tommy était effondré et humilié" dira un tyccon de l'industrie du
disque. D'où le sentiment de revanche et l'intention de torpiller la carrière de son ex-protégée,
que l'on prête aujourd'hui à Mottola, et qui serait l'une des causes de la dépression de la
chanteuse autant que la raison d'être du message codé qu'elle a laissé sur son site "Je ne peux
plus accorder la moindre confiance à quiconque en ce moment. Il y a tant de forces obscures qui
travaillent à ruiner mon énergie." Aux premiers jours de l'année, Mariah qui enregistre désormais
chez Virgin, aurait même loué les services d'un détective de San Francisco, Jack Palladino, pour
vérifier le bien-fondé de ses soupçons. "Ces rumeurs relèvent du pur fantasme", rétorque un
porte-parole de Sony, qui réaffirme le soutien de Tommy et formule des voeux pour son rétablissement.
Entre-temps, d'autres nuages ont convergé dans le ciel. Il y a d'abord eu cette appréhension
justifiée de faire ses débuts au cinéma, non pas un mais deux : "Glitter" et "Wise Girls", en
tandem avec Mira Sorvino. Mira, tellement exaspérée par les retards de trois heures de sa
partenaire sur le plateau, qu'elle lui a décoché, un jour, une gifle en plein visage. Agression
immédiatement parée par le jet d'une salière en sens inverse, avant que la joute ne se solde par
par une empoignade et une lutte des deux filles au sol. De mémoire de technicien de plateau, on
n'avait jamais vu pareille mêlée.
Plus déterminantes furent les absences de Luis Miguel qui prirent aux yeux de la chanteuse, un
air d'indifférence et d'abandon. Malgré le cadeau qu'il lui a fait d'un bracelet de diamants
de 1,5 millions de dollars pour célébrer la fin du tournage "Glitter", on ne les a effectivement
plus revus ensemble depuis le mois d'avril. Mariah a de raisons de se sentir moins optismiste
qu'elle, depuis le bruit de sa relation avec Eminem a eu le don de stigmatiser l'orgueil du Latin.
La chanteuse a eu beau insister sur la nature professionnelle de leurs rencontres dans des hotels
New-Yorkais, le ver de la jalousie est désormais dans le fruit.
Pour ajouter au désarroi de la star, le single "Loverboy" anon seulement été froidement accueilli
par la critique musicale, mais à plongé à la 79eme place des charts, avant qu'il ne remonte à la
deuxième, mais uniquement après que Virgin eut accepté de baisser le prix à l'unité de 0,49 dollars.
Cet échec est rude. D'autant que Mariah se sent talonnée par une nouvelle génération de chanteuses,
les Britney Spears et Aguilera. Mais aussi par Jennifer Lopez.
Il n'en fallait pas davantage pour que cette accumulation de déceptions, aggravée par une fatigue
jamais évacuée, ne conduise à cette tragique soirée du 25 jullet. La veille, la chanteuse était descendue
au Tribeca Grand Hotel, un luxueux palace de Manhattan, pour s'y reposer seule. Histoire de faire le
point. Mais voilà qu'aux premières lueurs de l'aube, le réceptionniste reçoit un appel énervé de
la chambre 704 pour un supplément de serviettes de bain. Parvenu devant la suite avec une pile de linge,
le garçon d'étage a un choc. Mariah Carey se tient devant lui, en sous-vêtements, le corps couvert
d'estafilades, "Le sang ruisselait, et j'ai tout suite compris que les serviettes étaient destinées
à éponger le sol de la salle d'eau". Appelés en renfort, deux membres de la
sécurité vont entre-temps de suprise en surprise : brisure de miroir sur le carrelage,
vaisselle en mille morceaux, éclats de verre sur le tapis, vêtements éparpillés. La chanteuse a
t'elle tenté de se suicider ou, dans son état semi-comateux, a t-elle inconsciemment marché sur
les débris du désastre qu'elle a causé ? La question est toujours sans réponse.
Après deux jours de traitement au Northern Westchester Hospital, Mariah a été transféré en un
lieu gardé secret de la campagne du Connecticut. Cinci Berger minimise le drame déclinant les
mots "épuisement" et "surmenage". A sa sortie, Mariah trouve refuge chez sa mère.
On dit pourtant que Luis Miguel est venu la voir et ne manque pas une occasion de prendre de
ses nouvelles. Se pourrait-il qu'il ait fallu passer si près de la tragédie pour parvenir
jusqu'au pied de l'autel ? Dans l'entourage du chanteur, on se contente de sourire à l'énoncé
de cette éventualité, mais on ne dément pas. Dans le monde du show-bizz, on aime laisser croire
qu'aux grands drames succède forcément le bonheur.
Source : Cine Télé Revue Aout 2001
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